DIMENTICHI DELL’AMICO VERO
E quando è sera e tutto tace
è oppresso il petto da dura
pietra. Il silenzio è una pesante
coltre il buio è fitto. Si cerca
l’aleggiare d’un sentimento
si cerca il palpito d’un cuore
amico. Dimentichi dell’Amico
vero che nel buio sorride
che nel silenzio lenisce
ogni ferita che dà pace
a chi sa vedere la sua luce
a chi sa amare la sua Parola.
Bologna, 12 novembre 1965
OUBLIEUX DE L’AMI VÉRITABLE
Et quand c’est le soir et que tout
se tait la poitrine est oppressée
de rude pierre. Le silence est une lourde
chape, épaisse l’obscurité. On cherche
le soulagement d’un sentiment
on cherche le battement d’un cœur
ami. Oublieux de l’Ami véritable
qui sourit dans l’obscurité
qui soulage chaque plaie
dans le silence et apporte paix
à qui sait voir sa lumière
à qui sait aimer sa Parole.
Bologne, 12 novembre 1965