ODE ALLA VITA
Ora che ti guardo con gli occhi
del ricordo chiara mi giunge la risposta
all’antica mia domanda che ti posi
in una lontana giornata adolescente.
Larghe, dorate e lucenti
sono state le tue sale.
Ma non era quella luce
là dove io m’illudevo fosse.
Non era nei traguardi
raggiunti, e sono stati tanti;
né nei riconoscimenti ricevuti;
non era nel possesso.
L’ho incontrata nel servizio?
Sì, ma solo nell’abnegazione.
Nella famiglia? Sì, ma solo
nell’amore che ho donato.
Nel lavoro? Sì, ma solo
volta per volta nel dono
di un totale impegno
alla persona che ne era oggetto.
Nell’amicizia? Ancora sì,
ma solo quando, squarciati
i veli, i cuori ignudi
si sono rincontrati.
È solo così che ho ravvisato
quell’Antica Bellezza
che sempre avvince e
affascina il mio cuore.
Molti altri doni mi sono stati
da te gratuitamente offerti:
puri e inattesi istanti
di assorto godimento.
Ripetuti slanci d’amore condivisi
in intimità di crescente gioia
nella fortezza di benessere e salvazione
che tu stessa per me hai costruito.
Significati di discorsi e legami
fra concetti e idee in venerate
Scritture e dotti trattati, scoperti
in ricorrenti ponderate riflessioni.
Assorti silenzi nei Mausolei gemelli,
adoranti processioni negli adiacenti
giardini, preghiere condivise
in sacri Ovili ed ennagoni Templi.
Ornati profili di cattedrali,
armoniosi contorni di sculture,
colorati chiaroscuri di antiche tele,
coinvolgenti ascolti di suoni o di parole.
Tenere albe rosate, solenni
tramonti di fuoco; luccichii di Pleiadi
e chiarori di pleniluni perigei,
silenti distese, montane o marine.
Percezioni di voci lontane
che mi dettano parole proferite
per affidare il ricordo dell’istante
a remoti lettori sconosciuti…
Sì, ora quella luce dorata miro
nei molti istanti che mi doni
e che, non so perché o per come,
pienamente assaporo e vivo,
fino ad innalzare la preghiera:
“Attimo, fermati, sei bello”.
E ora tu mi consenti anche
di capirne il senso più profondo.
La loro intrinseca bellezza
era nell’unisono del cuore
con le eterne pulsazioni
sempre cangianti della vita,
ogni momento un’occasione
per uniformarlo a un Volere
supremo che sempre verso
unità ed amore lo indirizza.
Bologna, 31 dicembre 2017
ODE À LA VIE
Maintenant qu’avec les yeux
du souvenir je te regarde, claire
m’arrive la réponse à l’ancienne
demande qu’en une lointaine
journée adolescente je te fis.
Larges, dorée et brillantes ont
été tes salles. Mais elle n’était
pas là où j’imaginais qu’elle
fût, cette lumière dorée.
Elle n’était pas dans les objectifs
atteints, pourtant nombreux ;
ni dans les honneurs reçus ;
pas dans la possession.
L’ai-je rencontrée dans le service ?
Oui, mais que dans l’abnégation.
Dans la famille ? Oui, mais que
dans l’amour que j’ai donné.
Dans le travail ? Oui, mais
cas par cas dans le don d’un
engagement total envers
la personne destinataire.
Dans l’amitié ? Encore oui,
mais seulement quand, les
voiles dechirés, les
cœurs se sont rencontrés nus.
Uniquement ainsi j’ai reconnu
cette Ancienne Beauté
qui toujours captive
et fascine mon cœur.
De nombreux autres dons
m’ont été par toi gratuitement
offerts : purs instants inattendus
de jouissance recueillie.
Elans répétés d’amour partagé
en intimité de joie croissante
dans la forteresse de bien-être et de salut
que tu as toi-même construite pour moi.
Sens de discours et de liens entre
concepts et idées dans de vénérés
Écrits et doctes traités, découvertes
dans maintes réflexions réfléchies.
Silences recueillis dans les Mausolées
jumeaux, ferventes processions aux
jardins adjacents, prières partagées
dans les Bercails Sacrées
et d’ennéagones Temples.
Profils ornés de cathédrales,
contours harmonieux de sculptures,
clair-obscur coloré de vieilles toiles,
écoutes fascinées de sons et de mots.
Tendres aubes rosées, solennels couchants
en feu, scintillements des pléiades et
clartés de pleines lunes à leur périgée,
silencieuses étendues de monts ou de mer
Perceptions de lointaines voix
qui me dictent des mots articulés
pour confier à d’éloignés lecteurs
inconnus le souvenir de l’instant…
Oui, je l’ai trouvée cette lumière dorée
dans de nombreux instants que tu m’as
donnés et que, sans savoir pourquoi
ni comment, à fond je vis et savoure,
jusqu’à élever la prière :
« Arrête-toi, tu es si beau. »
Et désormais, toi, tu me permets d’en
comprendre aussi le sens majeur.
Leur beauté intrinsèque
était à l’unisson du cœur
avec les éternelles pulsations
toujours changeantes de la vie,
chaque moment une occasion
pour l’adapter au Vouloir
suprême qui toujours
vers unité et amour l’adresse.
Bologne, 31 décembre 2017