MADDALENA D’OCCIDENTE
Sulle strade del mondo
non ho distillato
essenza di nardo
a colmare la fiala
che mi hai donato.
E la chioma con cui
hai ornato il mio capo
mille volte ho reciso
sugli altari del mondo.
Anche le lacrime
si sono asciugate
mentre vagavo
nei deserti del mondo.
Tu ora m’inviti
al Tuo desco ed arrivi
coi piedi feriti
dai nostri coltelli.
Con che cosa li laverò?
Come li asciugherò?
Con quale essenza
li profumerò?
Ma Tu mi tendi la mano
e mi dici: «Lavali
con l’acqua che ora ti porgo.
Asciugali coi lembi
della Mia veste. Profumali
con essenza d’amore
che, se vorrai, potrai
distillare dal cuore».
Villabassa, Bolzano, 6 agosto 2004
MADELEINE D’OCCIDENT
Sur les routes du monde
Je n’ai pas distillé
essence de nard
pour emplir le flacon
que Tu m’as donné.
Et la chevelure avec
laquelle Tu as orné ma
tête mille fois je l’ai coupée
sur les autels du monde.
Même mes larmes
ont séché alors que
j’errais dans les
déserts du monde.
Tu m’invites maintenant
à Ta table et arrives
avec des pieds blessés
par nos couteaux.
Avec quoi vais-je les
laver ? Comment vais-je
les sécher ? Avec quelle
essence vais-je les parfumer ?
Mais Tu me tends la main
et me dis : « Lave-les avec
l’eau que je te donne maintenant.
Essuie-les avec les pans
de mon vêtement. Parfume-les
avec l’essence de l’amour
que, si tu le souhaites, tu
peux distiller de ton cœur »
Niederdorf, 6 août 2004